Je suis franchement dégoûté par le dernier numéro d’Action Magazine que nous ont pondu le service Com de la Communauté de Communes de Mimizan et les mercenaires de M. Plantier en son nom.
Dès l’éditorial, M. Plantier saute à pieds joints dans la fosse à purin, rejetant l’ensemble des problème de fonctionnement sur les élus des autres communes. Il nous explique encore une fois que c’est par soucis d’efficacité qu’il a rompu tout dialogue avec les représentants de Saint-Paul et Pontenx. Dans son esprit, l’efficacité c’est : Je (nous, moi et mes mercenaires) décide, on ne discute pas et tout le monde s’exécute, sans la moindre forme de démocratie et parfois sans même respecter les lois, ainsi on gagne du temps.
M. Plantier nous rappelle aussi dans cet édito qu’il n’appartient à aucun parti, et qu’il en retire une indépendance… toute relative quand on sait qu’il apporte son soutien à Michèle Birochau, candidate UMP aux régionales et aux cantonales sur le canton de Mimizan (http://www.sudouest.fr/2011/01/21/l-ump-du-nord-se-veut-combative-296255-3285.php). M. Plantier est donc sans étiquette, tendance UMP.
M. Plantier aborde ensuite la mutualisation des moyens entre communes et communauté de communes qui devrait permettre de réduire les charges des différents partenaires, alors qu’il est en train de livrer à des entreprises privées, payantes, chères, certaines missions qu’assumaient parfaitement les agents des collectivités :
- Suivi juridique assuré par un cabinet d’avocats hors de prix alors que c’est cette fonction qui était censé échoir à l’ancienne DGS pour son reclassement.
- Recrutement du personnel confié à un cabinet de recrutement alors qu’un service complet et compétent est en place depuis longtemps à la mairie.
- Lancement d’un appel d’offre pour l’évolution du site internet de Mimizan, alors que depuis des années l’ensemble des sites de la collectivité a été développé en interne par des agents parfaitement qualifiés.
Dans le retour sur les actions menées en 2010 M. Plantier à même le toupet de revenir sur le désastreux déplacement de l’aire de grand passage pour les gens du voyages. Déplacement causé par le projet avorté de centre commercial sur la route d’Escource, est revenant entièrement à la charge des administrés, puisqu’aucune subvention n’a été obtenue (logique : on ne subventionne pas deux fois le même projet).
Parmi les projets réalisés, M. Plantier cite aussi avec fierté la nouvelle piste cyclable reliant le bourg à la plage, il oublie juste de dire que pour moins de 1% du prix de la piste, il était possible en même temps de relier le bourg à la plage par un réseau de fibre optique intégré sous la piste, mais cet aspect ne l’a pas effleuré.
Un peu plus loin on trouve un article sur le service de développement économique, dont les agents font ce qu’ils peuvent pour compenser les erreurs de la collectivité : comment attirer sur notre territoire des entreprises industrielles, quand la politique des élus est tournée exclusivement vers la plage et le tourisme, et comment faire venir des gens dans un village dont les écoles ferment et où il est quasi-impossible de louer un logement à l’année ?
En suivant, le projet de co-habitat, pour lequel les candidats ne se bousculent pas au portillon. M. Plantier a juste oublié une chose, c’est que si ce concept fonctionne très bien en ville, là où les gens manquent de place, ici ceux qui s’installent ont plutôt envie de profiter de l’espace disponible, d’avoir un jardin et pas de mitoyens que de s’entasser à plusieurs ménages dans un seul bâtiment.
On trouve aussi un bien bel article sur Bias, dans la droite ligne des sujets « terroir » de Jean-Pierre Pernaut sur TF1.
Un accent est mis sur l’attractivité du village passé de 514 à 717 habitants en dix ans grâce à son cadre de vie… On pourrait indiquer un autre critère objectif qui a favorisé l’installation de nouveaux Biassuts, c’est la construction de tout lotissement de HLM qui a attiré de jeunes actifs. On comprend bien que M. Plantier n’ai pas souligné cet aspect quand on connaît sa politique Mimizanaise en faveur du logement : il préfère vendre des terrains communaux à des retraités relativement fortunés pour construire des maisons secondaires que de favoriser l’accès à la propriété de jeunes actifs.
L’article souligne ensuite la bonne santé de l’école de Bias avec 56 élèves inscrits, quand on compare avec l’école de Bel Air qui est elle en mauvaise santé avec 90 élèves on peut s’interroger sur les critères retenus pour déterminer la santé d’une école.
On pourra aussi regretter que les soi-disant opposants de Pontenx et Saint Paul n’aient pas droit à une page de droit de réponse, comme l’opposition municipale dans le journal de Mimizan, mais si ils n’y ont pas droit, c’est justement parce qu’ils ne sont pas dans l’opposition.